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Les fresques d'Akrotiri
sont les plus anciennes peintures murales connues d'Europe.
Elles datent du Minoen récent, vers 1500 avant J.C.
Elles reflètent
une très grande liberté artistique mais constituent
surtout une précieuse source d'informations sur les
activités humaines et le cadre de vie de l'époque.
Attention, ces fresques
sont visibles aujourd'hui au Musée National d'Athènes
et non sur place, à Akrotiri.

La fresque
du printemps dégage un certain culte de la végétation
et de la nature. Il s'agit de rocher sur lesquels de l'humus
a permis à des lys rouges de pousser. Le vol, magnifiquement
représenté, de plusieurs hirondelles
laisse supposer que la scène se déroule au
printemps.

La fresque du pêcheur
fut découverte dans le maison de l'ouest sur la place
triangulaire. Elle représente un jeune homme
tenant des poissons enfilés par les ouïes sur
des ficelles. Observez bien la coiffure. De même que
pour la fresque
des boxeurs, une question se pose : le crâne était-il
rasé ne laissant que des mèches ou bien le
pêcheur portait-il une calotte en tissu avec des ouvertures
pour laisser passer des mèches ?

La fresques des singes
bleus permet de faire le rapprochement entre la Crète
et Santorin. En effet, on a retrouvé à Cnossos,
en Crète,
une fresque similaire. C'est donc une des preuves que les
deux iles ont bien été occupées par
des habitants de la même civilisation : la civilisation
dite minoenne.

Sur la fresque des boxeurs,
deux adolescents vêtus d'une ceinture retenant un
pagne se mesurent dans un combat. Celui de gauche porte
colliers et bracelets, l'autre est sans bijoux. Observez
bien les coiffures. De même que pour la fresque
du pêcheur, une question se pose : les crânes
étaient-ils rasés ne laissant que des mèches
ou bien les boxeurs portaient-ils des calottes en tissu
avec des ouvertures pour laisser passer des mèches
?

Dans la même pièce que la fresque
des boxeurs a été retrouvée la
fresque des antilopes.
Il s'agit d'Oryx Beisa d'après les zoologistes. Représentées
pleines de vie, il semble qu'elles soient en phase de rut.

La fresque
de la prêtresse représente une jeune femme
qui semble participer à un culte. Elle est richement
habillée et tient un objet (cultuel ?) à la
main. Cette fresque serait l'un des râres témoignage
de la religion minoenne qui reste encore un mystère.
La
fresque
de l'expédition navale représente plusieurs
navires. Un détail de la fresque est représenté
ici seulement avec une grande barque richement décorée,
une autre plus petite et des dauphins. La précision
des détails permet de répondre à de
nombreuses questions d'archéologie navale : définition
de la poupe (gouvernail), propulsion à la pagaie
et/ou à la rame, cabine arrière pour le chef
etc. Mais l'ensemble de la fresque représente-t-il
une expédition guerrière ou une cérémonie
cultuelle ?
© Photos HANNIBAL editions.
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